TEST1
27.10 2015

Quand la vie absorbe le travail !

Je publie avec Inès Pauly une tribune dans le hors-série Vivre et Travailler en 2030 d'Alliancy Le Mag sur la réinvention du rapport à nos temps de vie. Nous pensons que le nouvel équilibre des temps de vie familiale, vie de loisirs et vie professionnelle repoussera demain les limites du Code du Travail. En 2030, les syndicats et l’État auront pris acte des nouvelles relations de la société au travail et créeront un Code de Vie. Ce Code de Vie bâtira des formes nouvelles de liens économiques, familiaux et sociaux. Il offrira à chacun les moyens de réguler ses activités professionnelles et personnelles en fonction de 3 référents : le sens de ses différents temps de vie ; leur allocation de temps ; et la rémunération. Il donnera des repères structurants et soutiendra les moins agiles. Nous doserons ces 3 facteurs en permanence, dans une même journée mais aussi à l’échelle de la vie. (...)

De nouvelles formes d’entreprises apparaîtront. Ce seront des plateformes d’intermédiation qui mettront en relation les individus-entrepreneurs de leur vie professionnelle, et leurs clients.

Nous collaborerons grâce à des représentations communes qui incarneront le projet et permettront de le partager à distance, même de façon désynchronisée. Nous manipulerons des projets 3D évolutifs, sous forme d’hologrammes par exemple. Ce nouveau mode de travail à distance, basé sur la sensorialité, favorisera l’émergence d’individus sensibles et empathiques.

Nous vivrons sur le territoire en nous regroupant par communautés d’individus qui partagent le même biorythme, les mêmes valeurs sur les 3 dimensions de la vie. Certains feront par exemple le choix de vivre et travailler depuis la campagne, mais près d’aéroports. Ils concilieront une vie professionnelle à distance avec la capacité à rejoindre rapidement n’importe quel hub de la planète. (...)

Dans ce nouvel équilibre de nos vies, l’enjeu de l’éducation en 2030 sera, plus encore qu’en 2015, d’apprendre à apprendre. Il s’agit de transmettre le plaisir d’apprendre comme les outils pour s’organiser. L’éducation stimulera l’esprit de projet collectif, à tous les âges de la vie. L’ambition sera de gommer autant que possible la peur de l’inconnu. Après-demain sera toujours un monde inexploré, mais pas incertain. Nous serons tous poussés à le créer, nous en aurons les moyens et les outils, et nous serons encadrés. Le plus difficile restera à faire : être créatif à tous les instants de notre vie pour nous épanouir, individuellement et collectivement.

Une vision optimiste et prospectiviste à découvrir ici !

publié le 27/10/2015 à 08:35
#2030 #collaboration #education #loisirs #travail #vie professionnelle
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Lafarge image
17.02 2015

Le logement abordable de Lafarge

Plus de la moitié de la population mondiale n’habite pas un logement décent. Comment Lafarge, qui adresse traditionnellement de grands comptes, peut-il y trouver un gisement de croissance ?

Tout simplement par une approche de l’innovation par les usages. Lafarge observe que des millions de personnes dans le monde travaillent et sont solvables, mais habitent des logements (en dur) dont ils ne sont pas propriétaires. Et par conséquent ils ne les rénovent pas, puisque sans titre de propriété ils n’ont pas accès au crédit. Ses équipes montent alors leur programme de « logements abordables » en 2010.

De quoi s’agit-il concrètement ? De seaux de béton à prise retardée, prêt à l’emploi pour les particuliers et livrable directement en rickshaw au cœur des bidonvilles indiens inaccessibles aux bétonnières. De terre-ciment, un nouveau ciment qui se mélange à la terre crue pour fabriquer une brique crue écologique qui évite la cuisson responsable de la déforestation. Ou encore de programmes de microfinance pour la construction de logements abordables.
Lafarge bâtit ainsi un nouveau business model qui crée de la valeur d’usage pour les habitants des favelas et bidonvilles, et de la valeur économique pour le cimentier.

Photo (c) Lafarge

publié le 17/02/2015 à 04:48
#bidonville #business model #construction durable #favela #habitat #Inde #innovation sociale #logement #microfinance #urbanisme #ville
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urbz
03.02 2015

Urbanisme participatif dans les bidonvilles

Mumbai, la ville de Bollywood et de ses stars de cinéma. Mais aussi la ville où plus de 60% de la population vit dans des bidonvilles. Traditionnellement, les municipalités les détruisent pour reloger leurs habitants dans des structures nouvelles. Quitte à détruire les liens sociaux et l'économie existants dans ces quartiers.

Les urbanistes militants d'Urbz, eux, entendent donner aux habitants une voix sur le devenir de leur maison et la refondation de leur quartier. Et bien sûr, lorsqu'on met les hommes concernés au cœur des discussions, on découvre que s'ils n'investissent pas plus dans la réfection de leur logement, c'est tout simplement parce qu'ils craignent à tout instant d'être délogés. Quand Urbz monte le projet Homegrown Cities, ils associent les habitants à une démarche de valorisation urbaine participative. Et ça marche ! Expériences pilotes, infrastructures nouvelles d'aménagement urbain : main dans la main, habitants, architectes et entrepreneurs locaux inventent leur ville de demain.

Photo Urbz

publié le 03/02/2015 à 11:45
#habitat #Inde #innovation sociale #logement #participatif #urbanisme #ville
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BPI4
27.01 2015

Non, l’enjeu de l’innovation n’est pas technologique !

Non, l’innovation n’est pas technologique. Pour en convaincre les patrons français et soutenir leurs investissements en innovation, tout comme ceux de Bpifrance, éduquons-nous maintenant sur ce qu’est vraiment l’innovation : l’invention de réponses adaptées à des usages émergents.

« Non, l’innovation n’est pas que technologique » annonçait hier Paul-François Fournier, directeur exécutif en charge de l'innovation chez Bpifrance. Je salue cette prise de position intelligente. Enfin ! Car non, l’innovation n’est presque jamais technologique, quand bien même elle se traduit in fine par une forme technologique.

L’innovation crée de la valeur à la fois pour l’entreprise et ses clients. La création de valeur de BlaBlaCar, c’est la définition du business model de la confiance. Cela se traduit par un site et des applications de mise en relation qui n’ont rien de révolutionnaire sur le plan technologique. Quand Valeo produit une nouvelle forme de motorisation hybride, elle crée de la valeur parce qu’elle invente un business model capable de mettre l’hybride à portée de tous. Cette vision économique, écologique et sociale se traduit ensuite par une formidable invention technique.

L’innovation qui crée de la valeur, c’est l’innovation par les usages.

Je complète ici la définition « en creux » d’une innovation « non technologique » donnée par Paul-François Fournier. Lire la suite

publié le 27/01/2015 à 10:29
#Bpifrance #business model #économie #innovation #innovation non technologique #innovation par les usages
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